Insoumis, toujours!

  • Bonne pour les PME, la RFFA ?

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    C’est ce que prétend la propagande. La réalité est toutefois plus nuancée.

     

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  • La RFFA contre l'emploi

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    La baisse de l’imposition des bénéfices va-t-elle permettre de créer des places de travail ? Rien n’est moins sûr.

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  • RFFA : le choix des mots…

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    Selon les tenants de la RFFA, la Réforme de la fiscalité et du financement de l’AVS, si elle était acceptée par le peuple le 19 mai, nous serions tous et toutes gagnantes.

     

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  • Les actionnaires ou nous toutes et tous?

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    A l'heure où on imagine -de Donald Trump à Ueli Maurer en passant par Emmanuel Macron- de réduire massivement le taux d'imposition des bénéfices "des entreprises", il n'est pas inutile de rappeler d'où viennent, ces bénéfices.

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  • La RFFA et le Père Noël

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    Il est pathétique, l'édito d'Eric Budry dans la Tribune de ce jour… Brave journaliste, consciencieux, bien intentionné, il en appelle les patrons à "sortir de cette réserve".

    Réserve? D'après Budry, une sorte de pudeur les empêcherait d'annoncer que, en cas d'adoption de la RFFA par le peuple le 19 mai, il s'engageraient à investir les économies d'impôts réalisées pour créer des emplois…

    Et s'il s'agissait, plutôt que de "pudeur", de simple "honnêteté"?

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  • Une lettre de mon dentiste...

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    Il y avait une lettre dans ma boîte, hier matin. Tiens, mon dentiste m'écrit, me dis-je, va falloir prendre rendez-vous pour un détartrage...

    En fait, non, ce n'est pas mon dentiste qui m'écrit, ce sont tous les dentistes de Genève qui m'écrivent, le mien ne fait que transmettre…

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  • Ce que PLR ne peut, le Parlement peut...

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    Ce n'est pas tous les jours qu'un parti réunit à Genève autant de personnes qu'en a réunies l'autre soir le PLR. 700, c'est beaucoup et insignifiant à la fois..
    Rapporté aux 264'781 personnes au bénéfice du droit de vote dans la République, ce chiffre de 700 nous dit que 0,26% des électrices et électeurs du canton ont eu le droit de se prononcer sur la confiance que mérite Monsieur Maudet.

     

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  • La rémission selon Marc et Pierre

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    Rémission: un terme tout aussi biblique que Marc et Pierre. Sauf que, si la quête de la rémission, du pardon, les anime les deux, ils ne sont, pas plus le second que le premier nommé, pas vraiment des apôtres. C'est d'ailleurs Marc qui, à la recherche de rémission avait, au printemps 2012, ouvert la voie à Pierre...

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  • Ca va peser lourd, très lourd...

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    Quelle réussite que celle des Verts au Grand Conseil aujourd'hui! 

    Grâce à leurs arguties, c'est un imbroglio juridique sans précédent qui préside désormais à la recapitalisation de la CPEG. Un imbroglio qui peut durer et provoquer de tels retards que les délais légaux risquent d'être dépassés. Dès lors, ce sont les mesures structurelles décidées par le comité de la caisse -contre l'avis de l'assemblée des délégué.e.s de la CPEG- qui entreront en vigueur dès le 1er janvier 2020.

    Lourd certes pour le parti "ni-ni" qui pourrait perdre des plumes aux prochaines élections, la veule abstention des Verts aura des conséquences encore plus lourdes pour les futurs retraités de la fonction publique.

    Car, c'es grâce au parti de Hiler, Hodgers et autres ver… moulus que 46'000 futur.e.s retraité.e.s verront fondre leurs rentes de 10% à partir du 1er janvier 2020. En attendant les baisses suivantes...

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  • Le PL Fontanet, enfant légitime du PL Longchamp...

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    Ainsi, c’est demain que le parlement adoptera un projet de recapitalisation de la CPEG. Il était temps car la temporisation dont font preuve les député.e.s et le département en reportant systématiquement les décisions -alors que la majorité de la commission des finances a depuis juin adopté le PL 12 228 présenté par la gauche, les Verts et le MCG- expose des dizaines de milliers d’affili@s au risque de voir entrer en vigueur les mesures draconiennes décidées par le comité de la caisse contre l’avis unanime de l’assemblée des délégué.e.s.
    La présentation tardive du PL12 404 -le PL Fontanet- aggrave ce risque et vise à empêcher l’adoption du PL 12 228, agrée par les assemblées des délégu@s de la CPEG et du cartel intersyndical.

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  • Migrer… d’un système à un autre

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    Issu de travaux initiés sous le chapeau de l'ONU, mais sous la houlette réelle de la Banque Mondiale et négocié avec le gouvernement des Etats Unis, le Pacte mondial sur les migrations qui sera signé le 10 décembre et que la Suisse hésite à parapher sous la pression de l'UDC, sans être contraignant, devrait permettre de la part des pays signataires une approche commune pour "des migrations sûres, ordonnées et régulières". Un énoncé qui, à lui tout seul, donne la mesure des enjeux et des limites de ce pacte.

    Sûr pour qui ? En effet, pour qui les migrations devraient-elles être sûres, ordonnées et régulières ? Pour les migrants qui périssent en Méditerranée, ceux qui sont traqués par les « patrouilles civiques » le long de la frontière Sud des Etats Unis, ou pour des pays qui construisent des murs et des barrières électriques pour se prémunir de leur arrivée? Poser la question, c’est y répondre.

    Sous le couvert de bons sentiments, le Pacte global légitimera les mesures de protection des Etats du Nord – les migrations sûres – ainsi qu’un accueil – ordonné et régulier – en fonction des besoins des économies dominantes.

    Un être humain sur sept. La réalité vécue par les migrants est tout sauf sûre, ordonnée et régulière. D’après Raul Delgado Wise, président du réseau mondial «Migrations et développement» et professeur à l’Université de Zacatecas à Mexico, le mythe de la «libre circulation» à l’époque du capitalisme mondialisé cache une réalité bien différente. L’essentiel des migrations sont des migrations forcées; imposées par les guerres, mais aussi par la réorganisation marchande de la planète, par les effets dévastateurs des changements climatiques. Font également partie de ces migrant-e-s forcé-e-s celles et ceux que les Etats du Nord renvoient.

    Aujourd’hui, l’ensemble des demandeuses eT demandeurs d’accueil qui traversent les frontières représentent quelque 250 millions d’êtres humains – qui produisent, d’après J.J. Gomez Camacho, ambassadeur du Mexique auprès de l’ONU, «9% du PIB de la planète»[i]. Il faut leur ajouter les quelques 760 millions de migrant-e-s internes. Au total, un être humain sur sept est un migrant !

     

    Un prolétaire sur quatre. Ce milliard d’êtres humains ne fait pas partie des élites. Il partage avec trois autres milliards de personnes le fait de ne pouvoir vivre que grâce à la vente de sa force de travail. Cela revient à dire que, à travers le monde, un-e prolétaire sur quatre est un-e migrant-e !

    Cette part conséquente de la classe ouvrière mondiale est particulièrement fragile. La société marchande mondialisée en dispose selon ses intérêts: en bouclant les frontières, en fixant des contingents, mais aussi à travers une répartition géographique particulièrement fonctionnelle.

    Comme l’explique Raul Delgado, les restrictions migratoires imposées par les Etats-Unis aux migrant-e-s du Sud ont comme effet la concentration dans le nord du Mexique d’une importante de main-d’œuvre, disponible pour les maquiladoras, ces sous-traitants qui fournissent l’industrie étasunienne. Les effectifs de cette main d’œuvre bon marché et fragilisée oscillent entre 55 et 66 millions de personnes !

    Non à l’exclusion migratoire. Un phénomène nouveau s’accentue depuis le début des années 2000: il y a moins de vingt ans, les femmes représentaient au plus les 40% des populations migrantes; elles en représentent aujourd’hui les 52%. Ces femmes sont exposées aux pires exactions dans les pays dits «de transit» du Nord de l’Afrique; et ce sont elles qui sont soumises à l’emploi sous-payé, socialement isolé, dévalorisant et excluant qu’est celui du personnel domestique.

    Comme le souligne François Soulard, un des responsables du Forum Mondial des Migrations, la « lutte des migrants se trouve (…) à la croisée des chemins (…) pour revendiquer une société et une mondialisation qui soit positive, légitime, démocratique, non-exclusive ». D’où, le slogan: «Toutes et tous nous migrons et nous pouvons tout faire bouger. Il est temps de migrer vers un autre monde possible».

    Il s’agit, au-delà du fait de migrer d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre, de « migrer d’un système qui nous exploite et nous opprime vers un système qui nous protège car il nous accorde des droits ».

    Tout un programme !

     

     

    [i] La Cité, 12 octobre 2017

     

     

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  • Salvini et les migrants errants

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    L'absurde tragédie qui se joue depuis plusieurs jours dans le port de Catane où le ministre de l’intérieur italien Matteo Salvini retient en otage 150 réfugié-e-s à bord du bateau Diciotti illustre la portée réelle du terme « migrant ».

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  • RFFA: Besoin de précisions

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    Tout à sa défense de l’accord trouvé au Conseil des Etats autour de la Réforme de la fiscalité et du financement de l’AVS, la RFFA (le nouvel acronyme qui se substitue à RIE3 et à PF17), l’économiste en chef de l’USS ne cesse de prétendre que le compromis trouvé par les sénateurs ne provoquerait pas de baisses des rentrées fiscales pour la Confédération.

    C’est au niveau des Cantons, assène-t-il, qu’il faudra combattre les pertes de substance fiscale consécutives aux baisses d’impôts que la RFFA autorisera. C’est d’ailleurs ce que prétend aussi Christian Levrat, le président du PSS, qui recommande dès lors l’acceptation du paquet ficelé tout en se faisant menaçant « si, au niveau cantonal la droite… ».

    Mais comment se fait-il que, malgré une baisse conséquente -de moitié ou plus c’est selon- de l’imposition des bénéfices des entreprises, les rentrées fiscales de la Confédération ne seraient-elles pas affectées ?

    C’est simple, répondent, la bouche en cœur les présidents du PSS et de l’USS : la hausse de l’imposition des dividendes prévue par la loi et l’augmentation de l’imposition des bénéfices des entreprises à statut spécial compenseront les cadeaux faits aux grandes entreprises locales.

    Vrai ? On est en droit d’en douter, pour au moins deux raisons.

    D’abord, embarrassée il y a un an pour calculer les pertes que la RIE3 aurait occasionnées, c’est avec un aplomb incroyable que l’administration fiscale fédérale aurait pu, un an plus tard, chiffrer les gains que l’imposition accrue des entreprises à statut occasionnerait.

    Comment fait-elle puisque les taux d’imposition, définis par les cantons, n’ont pas encore été fixés ? Il faudra toute la science de Christian Levrat et de son compère à la tête de l’USS, Paul Rechsteiner, pour l’expliquer.

    Ensuite, s’il est vrai que l’imposition des dividendes devrait augmenter pour  l’Impôt fédéral direct, l’IFD, il est aussi vrai que, d’après le projet de loi voté par le Conseil des Etats, seuls les dividendes versés aux actionnaires qualifiés seraient soumis à l’augmentation de l’imposition.

    Or, un actionnaire qualifié est quelqu’un qui possède au moins 10% des actions d’une société. Cela signifie que tous les dividendes versés à des actionnaires normaux -détenteurs de moins de 10% des actions d’une société- ne subiraient pas d’augmentation d’impôts sur le bénéfice.

    Il suffit dès lors de s’arranger pour détenir au maximum 9,99% du capital-actions d'une société, mais dans plusieurs S.A., pour ne pas avoir à connaître l’augmentation de l’imposition des dividendes. Simple, non ?

    Est-ce que ce fait a été pris en compte par ceux qui prétendent qu’il n’y aurait pas de pertes pour la Confédération ?

    Il est permis de jouer les Saint Thomas et d’exiger de voir, car c’est du bien commun -les services et les prestations publiques- qu’il est question…

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  • Nuls en calcul?

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    C'est ce que se demande la presse à propos de l'administration fiscale fédérale. Il y a deux ans, elle aurait oublié de compter exactement le nombre de couples fiscalement "pénalisés"d'après le PDC dont l'initiative était refusée par 50,8% des votant-e-s. Au point que aujourd'hui la légitimité du résultat du vote est mise en discussion.

    Cette erreur de calcul intervient une dizaine d'années après que la même administration -et avec elle le gouvernement- eut chiffré à 700 millions de francs les pertes prévisibles de la deuxième réforme de l'imposition des bénéfices des entreprises.

    En fait, il y avait juste quelques zéros de différence, puisque les 700 millions étaient en fait 700 ... milliards. Zéro plus, zéro moins, dira-t-on. Sauf que, en mathématiques, la place du zéro n'est pas secondaire du tout....

    Officiellement, c'est pour éviter de répéter cette erreur que, l'année passée, le gouvernement avait renoncé à chiffrer les pertes de rentrées fiscales qu'aurait occasionnées la troisième réforme de l'imposition des entreprises, la RIE3 refusée par 59% des votants en février 2017.

    "Estimation trop difficile, voire impossible" avait alors expliqué le Conseil fédéral.

    Ce qui ne l'empêche aucunement aujourd'hui d'estimer que le PF17, rebaptisé depuis peu RFFA, -une reprise très légèrement light de la RIE3- occasionnera des pertes de substance fiscale de l'ordre de 2,1 milliards. Ah bon?

    Et c'est sur la base de prévisions faites par des nuls en calcul qu'on nous demande, d'accepter des cadeaux milliardaires aux entreprises qui réalisent des bénéfices. Et de priver la société toute entière des moyens d'assurer le financement des services et des prestations publiques.

    Avec la bénédiction des chefs du PSS et de l'USS qui, au nom d'un véritable marché de dupes, une fois de plus volent au secours du grand patronat.

    Et tant pis pour celles et ceux qui ne comptent pas sur le versement de dividendes -en hausse grâce à la réduction de l'impôt sur le bénéfice- mais qui n'ont que leur salaire pour vivre..

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  • Et si Apothéloz avait été juif?

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    D'après son aristocratique président, "le PLR n'a rien à faire" -et n'a donc pas à condamner- dans l'affaire des propos homophobes tenus à l'encontre du nouvel élu, Thierry Apothéloz, par un notable PLR, l'ancien élu Desbaillets...

    Qui, lui, fait appel à la "déception" pour justifier l'injustifiable... 

    Et si Thierry Apothéloz avait été de religion juive? La "déception" aurait-elle autorisé M. Desbaillets à le traiter de "youtre", de "youpin", voire de "vermine"?

    Il y a fort à parier que, dans un tel cas, le président du PLR se serait fendu d'une condamnation sans appel de tels propos. Mais puisqu'il ne s'agit que d'homophobie primaire, "le PLR n'a rien à faire". 

    Voilà que je commence à comprendre pourquoi, contrairement à Thierry Apothéloz, certains magistrats PLR peinent tant à se dévoiler...

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  • Conseil d'Etat: oubli et miséricorde...

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    L'un de son plein gré, l'autre à l'insu de ce dernier, deux Conseillers d'Etat quitteront ces prochains jours leurs fonctions pour rejoindre la catégorie des anciens magistrats. Une catégorie fort composite puisqu'il y a, au moins, trois catégories d'anciens ministres.

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  • La Lune en point de mire…

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    Ce serait parce que inquiet des finances de la CPEG, la caisse de pension de l'Etat de Genève, que François Longchamp a voulu proposer le projet de modification de la LCPEG actuellement soumis au Grand Conseil. Sauf que, pour qui a encore un brin de mémoire, la fable de la subite inquiétude du président du Conseil d'Etat ne tient point la route.

    Le passage à la primauté des cotisations, la réduction de la participation de l'Etat-employeur  aux cotisations de la CPEG et la suppression du droit de partir plus tôt avec rente pleine en cas de travail  à pénibilité physique, à  savoir les principales contreparties que le gouvernement exige pour un refinancement rapide de la caisse de pension, sont en effet depuis longtemps l'objectif du Parti Libéral Radical et du même François Longchamp.

    A preuve, une fameuse assemblée à  laquelle le PLR m'avait fait l'honneur de m'inviter en janvier 2013. Récit.

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  • Alarmisme ancien pour aujourd’hui et demain…

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    « L’allongement de la durée de la vie est l’épée de Damoclès qui condamnera l’AVS à la faillite si l’on ne prend pas de mesures d’assainissement ».

    C’est l’argument auquel ont recours les tenants de l’élévation de l’âge de départ à la retraite pour les femmes soumise au vote le 24 septembre (PV2020). C’est ce même argument qu’utilise la droite patronale pour prôner l’élévation pour toutes et tous de l’âge de la retraite à 67 ans.

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  • Bon pour les autres...

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    L’Association du personnel de la Confédération (APC) annonce aujourd’hui par voie de communiqué de presse que

    « Après 6 ans à la tête de l’Association du personnel de la Confédération et plus de 30 ans de combat pour davantage de justice et d’égalité au niveau politique, Maria Bernasconi, actuelle secrétaire générale de l’APC, a décidé de prendre une retraite anticipée le 31 décembre. A 62 ans, elle souhaite retourner à Genève pour se consacrer à sa famille, sans oublier ses passions de toujours que sont la musique, le tennis et le cinéma ».

     

    Surprenante nouvelle, qui nous parvient en même temps qu’une lettre signée par Maria et d’autres jeunes retraitées (Ruth Dreyfuss, partie à la retraite à l’âge de 62 ans, Christiane Brunner, retraitée à 60…) nous invitant à approuver l’élévation à 65 ans de l’âge de départ à la retraite des femmes.

     

    Comme quoi, la retraite à 65 ans, c’est bon pour les autres, celles qui, usées, n’auront plus qu’à travailler une année de plus avant de se remettre au tennis…

     

    Quant à penser que ces dames nous prennent pour des demeuré.e.s …

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  • Age de la retraite: les raisons d'alors demeurent...

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    Lors de la création de l'AVS, voulue par plus de 80% des votants en juillet 1947 et entrée en vigueur en janvier 1948, des voix s'étaient fait entendre en faveur d’un âge légal de départ à la retraite différencié entre hommes et femmes. En un premier temps, toutefois l’âge de départ fut fixé pour toutes et tous à 65 ans.

    Très rapidement cependant, l’âge de la retraite des femmes fut une première fois abaissé à 63 ans à la fin des années 1950 et à 62 ans à partir de 1962.

    Les raisons qui plaidèrent alors en faveur de cet âge différencié tiennent à la fois du physiologique, du social et du culturel.

    Le poids physiologique des grossesses avait été en effet le premier argument en faveur d’un départ plus rapide à la retraite. Les périodes de grossesse usant davantage les organismes, un constat s’était imposé à l’époque : l’usure poussait les femmes à arrêter plus vite.

    Certes, depuis lors, -et notamment depuis la mise sur le marché au début des années 1960 de la pilule contraceptive- le nombre moyen de grossesses vécues durant sa vie par une femme est moins élevé. Toutefois, le fait d’assumer la gestation en son corps d’un individu à venir est loin d’être un exercice neutre pour les organismes.

    Ensuite, ce sont les inégalités salariales et de formation que le législateur avait alors pris en considération. Disposant de salaires largement inférieurs à ceux des hommes et au bénéfice de formations professionnelles moins poussées, les femmes devaient, soit travailler plus pour atteindre les niveaux de revenu des hommes, soit subir des conditions de travail plus précaires, fatigantes et usantes.

    L’inscription dans la Constitution du principe de l’égalité des droits et l’amélioration de l’accès à la formation pour les jeunes filles ont certes un peu changé les choses, mais les inégalités avérées et statistiquement prouvées sont toujours là et demeurent une raison pour que les femmes puissent partir plus rapidement à la retraite que les hommes.

    Reste enfin le troisième argument, d’ordre culturel. C’est en raison de millénaires d’une culture de subordination de la femme que la prise en charge de l’éducation des enfants lui est revenue prioritairement ainsi que celle des tâches domestiques et d’entretien.

    En dépit d’avancées certaines en la matière, l’inégalité dans la réalisation des tâches domestiques demeure une évidence, cela d’autant plus que les structures sociales -d’accueil de la petite enfance, celles destinées aux soins de proximité, …- restent largement insuffisantes chargeant de nouveau en premier lieu les femmes.

    C’est d’ailleurs compte tenu de la permanence de cette situation que lors de la 10ème révision de l’AVS en 1995, le législateur avait inscrit dans la loi, malgré le relèvement à 64 ans de l’âge de départ des femmes à la retraite, le « bonus éducatif », reconnaissant ainsi l’importance du phénomène de la « double journée de travail » (professionnelle et domestique).

    Les raisons qui ont poussé le parlement à abaisser l'âge de la retraite des femmes en 1958 et en 1962 demeurent entières. Il n'y par conséquent pas de raison de la relever d'une année le 24 septembre prochain.

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