18/06/2012

Les footeux ne sont pas des tapettes!

« Qu’ils soient tapettes (froci, dans le texte), c’est leur problème, mais j’espère qu’il n’y en a pas dans l’équipe nationale ».

C’est tout en finesse qu’Antonio Cassano, attaquant de l’équipe nationale italienne de foot, a commenté en conférence de presse la rumeur concernant l’homosexualité de deux des joueurs de la squadra azzurra.

Comme pour les insultes racistes qualifiées par Sepp Blatter, le président de la FIFA, de « broutilles » propres à un sain et mâle engagement, les propos de Cassano n’ont pas été condamnés par les dirigeants de l’équipe italienne et encore moins par le patron de l’Union européenne de football, Michel Platini.

Quelques jours auparavant, le même Platini ne s’était pourtant pas gêné de rappeler à l’ordre le capitaine de l’équipe d’Allemagne, coupable de s’être publiquement interrogé sur la pertinence d’un championnat de foot dans un pays, l’Ukraine, où l’on viole systématiquement les droits humains.

Un footeux, ça donne des coups de pieds et ça ferme sa gueule avait en substance rappelé Platini. La suite montre que ce n’est pas à propos de tout qu’il doit se la coincer…

Quant à Cassano, les esprits mal tournés commencent à se demander si ce n’est pas son homophobie qui l’empêche depuis un moment … d’enfiler les gardiens adverses. Car, il n’est pas frocio, lui!