17/06/2013

Erdogan, Burkhalter et Ruth Metzler

 

Alors que même Angela Merkel se dit «épouvantée, comme beaucoup de gens», par la répression en cours en Turquie, à l’heure où nous écrivons, ce lundi 17 juin, aucun signe de vie n’est donné de la part du Département fédéral des affaires étrangères. Et même si, d’ici la parution de cette note, une vague préoccupation était manifestée -bien tard- par Didier Burkhalter, cela ne changerait rien sur le fond : le silence observé jusqu’ici est complice.

Et pour cause! Le nouvel Eldorado des investisseurs qu'est la Turquie, plaît énormément à la Suisse, en particulier à Switzerland Global Enterprises, l'association présidée par l'ancienne ministre Ruth Metzler et qui se charge de favoriser les investissements suisses à l'étranger.

Ces dernières sont au nombre de 450 à investir en Turquie, un pays dont Switzerland Global Enterprises écrivait pas plus tard qu'avant hier, qu'il fait "saliver les investisseurs". Et quand on sait que les entreprises suisses y ont investi quelques 2,8 milliards de francs en 2011, il n'y a pas de raison de se plaindre d'un premier ministre qui remet au pas ceux qui s'opposent à la construction d'un mega centre commercial à la place d'un parc et d'une mosquée à la place du souvenir des morts du 1er mai 1977!

Puisque ça fait "saliver les investisseurs"... 

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