02/12/2015

Le Mépris

Ca pourrait être le tire d'un roman de Moravia ou d'un chef d'oeuvre de Michelangelo Antonioni.
En fait, bien plus trivialement, c'est le seul terme qui peut qualifier l'attitude du gouvernement genevois. Explications...


Hier matin, au début du 4ème jour de la grève de milliers de salarié.e.s de la fonction publique genevoise, le comité unitaire de lutte envoyait au président du gouvernement, Monsieur François Longchamp un courriel demandant au gouvernement de se prononcer sur nos revendications avant ce jour à midi, pour que l'assemblée de grève de 14h30 puisse décider de la reconduction ou non, demain, de la grève.


Hier soir déjà, nous apprenions par le site de La Tribune de Genève que, d'après Monsieur Longchamp, notre lettre serait traitée, parmi d'autres objets, lors de la séance de ce matin du gouvernement, un gouvernement, avait-il précisé, fort occupé durant cette journée de mercredi.


Ce soir, malgré ses multiples rendez-vous, le président du gouvernement n'a pas su céder au plaisir d'exhiber sa bobine de beau-fils idéal au téléjournal de la Télévision suisse romande. Pour nous dire, en gros, que c'est vrai, une grève qui se prolonge, oui, c'est grave, qu'elle écorne l'image de Genève et tralalli et trallala.


Trop pris par ses charges gouvernementales et obligations médiatiques, le beau gosse a juste oublié ne serait-ce que ... d'accuser réception de la demande du comité unitaire de lutte.


Et c'est pourquoi l'assemblée de grève de ce jour a décidé à une écrasante majorité ... de poursuivre la grève demain.


La voilà, la réponse au mépris manifesté par ce gouvernement au service des banquiers privés et de la Cambre genevoise immobilière...

 

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