26/08/2016

Tradition pour tradition...

C'est la Tribune qui nous l'apprenait jeudi, l'Union européenne s'0apprêterait à émettre une directive selon laquelle, "les détenteurs d'armes à feu pourraient être contraints de passer des tests psychologiques et médicaux pour les conserver". Signataire de Schengen, la Suisse devrait ausi s'y soumettre...


Cela suscite, on s'en serait douté, l'appréhension des 100'000 membres des sociétés de tir et des dizaines, voire les centaines, de milliers de chasseurs que compte ce pays. Et, on s'en serait encore moins douté, la colère d'un inénarrable conservateur catholique valaisan, vice président du PDC et chasseur.

Heureusement que la ministre socialiste de l'intérieur, Madame Sommaruga, veille au grain! Au point que, en juin dernier, suite à une rencontre avec des experts de l'UE, un accord avait été trouvé, à certaines conditions. pour exonérer partiellement les porteurs d'armes suisses d'une telle mesure.

Au nom de quoi notre fringante ministre musicienne a-t-elle obtenu une telle dérogation pour les adeptes helvètes de la gachette?

Au nom de la tradition et de la culture suisses, pardi! Une tradition et une culture pour lesquelles Madame Sommaruga avait, toujours selon la Tribune, "décidé de se battre".

C'est beau, la culture, les traditions!

Car, apparement, que d'aller tirer le bouquetin -jamais le loup!- ou viser au fusil d'assaut des cibles à 300 mètres le samedi matin au stand de tir fait partie du patrimoine culturel et traditionnel des Suisses.

Un peu comme la burka pour certaines populations musulmanes... Tradition pour tradition, en somme.

A une différence près: c'est que, des fois, le fusil d'assaut peut aussi tuer. 

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