RFFA : le choix des mots…

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Selon les tenants de la RFFA, la Réforme de la fiscalité et du financement de l’AVS, si elle était acceptée par le peuple le 19 mai, nous serions tous et toutes gagnantes.

 

Les grandes entreprises parce qu’elles verraient leurs impôts diminuer massivement (de plus de 42% dans le canton de Genève). Et nous toutes et tous parce que, en contrepartie, on « assainirait » notre AVS.

Mais qui c’est qui va le payer, l’assainissement de l’AVS, cette prétendue « compensation de chaque franc de recette fiscale perdu » ?

La RFFA est claire : c’est par l’augmentation des prélèvements sur les salaires, par la hausse de la TVA et par les impôts que le « financement de l’AVS » devrait être assuré.

En d’autres termes, salarié.e.s, consommateurs/consommatrices et contribuables que nous sommes, c’est nous qui allons la payer, la dite « compensation sociale », pas ceux qui vont bénéficier des cadeaux fiscaux milliardaires.

Et avec nous, les petits patrons qui ne paient pas d'impôt sur le bénéfice et qui devront verser des cotisations sociales supplémentaires, histoire de mieux faire passer la pilule des gros cadeaux aux tout gros actionnaires...

Dès lors, la contrepartie n’a plus de « compensation » et de « sociale » que le nom.  « Arnaque » sonne bien plus juste…

Lien permanent 6 commentaires

Commentaires

  • On se demande qui arnaque qui.
    En suggérant que les PME seraient impactées alors que justement on réduit leur taux d'imposition.
    En parlant des milliardaires qui sont en fait les actionnaires de ces grosses sociétés qui seront taxées plus équitablement au risque d'ailleurs d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte.
    Et en évitant soigneusement d'évoquer les éventuelles retombées économiques que permettrait une atténuation de la charge fiscale pour les entreprises locales qui, ne vous en déplaisent, constitue plus du 80% des recettes et assure l'emploi.

  • Quel courage de publier un avis divergent. Voilà qui en dit long sur le bonhomme !

  • Autrement dit, on voudrait augmenter massivement les bénéfices des grandes entreprises en diminuant massivement leurs impots et, comme rien ne se crée a partir de rien, a diminuer d`autant le pouvoir d`achat de la population en augmentant ses charges, la tva et les impots. Gé-ni-al!!! Beaucoup de faillites de pme en perspective avec une bonne dose de chomage et de précarité en bout de course. Ai-je déja dit que c`est gé-ni-al!!!

  • Si cela se fait, c`est Robin des Bois mais a l`envers: prendre aux pauvres pour donner aux riches. Et tout ca pour -officiellement- que les grandes boites ne transportent pas leurs pénates sous des cieux fiscaux encore plus cléments. Mais ces grandes boites payent déja tres peu d`impots par rapport a leurs bénéfices et surtout emploient tres peu de salariés proportionnellement aux avantages fiscaux dont elles jouissent.

  • Encore une votation foireuse. Coupler l'AVS à une régularisation du taux d'imposition des sociétés, est de l'enfumage, tant les objets ciblés (fiscalité des entreprises et nos cotisations retraite) n'auraient jamais du être jetés dans un même sac.

    Emballer les deux objets dans le chantage habituel à l'intérêt individuel du citoyen, qui n'est pas en position de connaître la vraie fiscalité des sociétés dont internationales, mais s'inquiète de l'emploi et du financement AVS, ajoute à l'enfumage.

    On sait sous quelles conditions de non taxation ( 0 impôt à payer les 5 premières années sur/CA par ex, ensuite 3% sur revenu net, etc), Genève a fait venir les sièges de multis US etc sur son sol.

    Devoir régulariser et niveler de telles pratiques fiscales ne bénéficiant qu'aux grosses boîtes internationales, qui n'emploient que peu de locaux et se revendent dès qu'une opportunité se créée ou est créée dès qu'une fiscalité est plus confortable au Lux, à Hilversum ou ailleurs, est d'une évidence plus que basique.
    Or ce nivèlement du taux de fiscalisation de sociétés pour "régularisation" d'une situation entre-temps caractérisée d'illégale, n'a rien à voir avec le financement de l'AVS, dont les cotisations dépendent d'abord du travail réel:

    le financement AVS ne devrait jamais être rendu légalement dépendant de la fiscalité de sociétés, dont dépendent les revenus d'actionnaires, soit leurs pouvoirs de décisions.

    Bravo les partis: vous continuez à ne servir que seuls les intérêts d'actionnaires privés connus de vos lobbies,
    vous fichant de vous discréditer sur le terrain politique et en passant de démotiver les jeunes électeurs de plus en plus rares dans l'arène du citoyen qui vote, et ne réussissez qu'à détruire le principe même de consentement à l'impôt.

  • Ce que vous dites est tres juste, divergente. Malheureusement beaucoup d`électeurs croient encore naivement que les intérets des multinationales sont aussi ceux de la population et sont enclin a voir des bolchéviques en ceux qui ne le croient pas. C`est la-dessus que jouent les partis se disant "conservateurs". En vérité, ce sont ces multinationales sans vergogne, uniquement préoccupées a échapper a l`impot et a diminuer les frais de salaires qui sont en train de tuer le capitalisme.

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