Déconstruire à bas coûts...

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Dans la Tribune du jour, en page deux, Marian Stepczynski, donne la vraie raison de l’augmentation à 80% du taux de couverture obligatoire pour les caisses de pension publiques.

 

 

Après l’habituel bla-bla sur l’hypersensibilité de l’AVS à la démographie -et donc du système de répartition- et sur la prudence, « très helvétique » qui préside à la LPP, il lâche la vraie raison, celle qu’il appelle la « nécessité d’apporter une réponse satisfaisante au problème de ce qu’il est convenu d’appeler la liquidation partielle ».

 

Et d’expliquer donc que les caisses pouvant se trouver un jour face à la  « désertion d’une frange de leurs assurés partis chercher meilleure fortune ailleurs ou séparés du tronc commun à la suite de la réorganisation des services publics », les collectivités publiques risqueraient, en cas de faible capitalisation, d’être mises fortement à contribution. Il cite comme exemples récents, les coûts occasionnés pour la Confédération par l’autonomisation de La poste et des CFF.

 

Il ajoute qu’il en va de même pour la votation prochaine sur la CPEG et invite à approuver la recapitalisation car « sans une recapitalisation suffisante de la caisse mère, le départ de l’une ou l’autre de ces institutions [fondations privées, secteur subventionné, services particuliers] signifierait pour l’Etat une saignée financière ».

 

En d’autres termes, et puisque c’est rare qu’une « frange significative  d’assurés part[ent] chercher meilleure fortune », il apparaît clairement que avec une couverture à 80%, réduit le coût que l’Etat devrait payer en cas de « réorganisation des services publics ».

 

Autrement dit, ça rend moins coûteuses les externalisations, l’autonomisation ou carrément la privatisation de pans entiers des services publics…

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