08/02/2013

Une simple règle de trois


Ca vous rappelle quelque chose, la règle de trois ? Si, si, une fois ou l’autre, nous l’avons tous apprise à l’école…

Reprenons, donc. L’Etat prend à son compte 45% de la capitalisation de la nouvelle caisse, soit quelques 6 milliards de francs en quarante ans, ou 130 millions par an. 
Restent, pour arriver à cent, 55% à charge du personnel.

D’après l’information diffusée par le Conseil d’Etat, les employé.e.s de l'Etat viendraient à contribuer à hauteur de 2,6 milliards, toujours en quarante ans.

Sauf que, si les 6 milliards à charge de l’Etat représentent 45%, les 2,6 milliards à charge du personnel sont loin de représenter les 55% autres…

En fait, ils ne représentent qu’une partie de l’effort, celui consenti en termes d’augmentation des cotisations. Le reste sera représenté par des rentes amputées de plusieurs centaines de francs par mois et par des années supplémentaires de travail.

Toutes des choses qui, aux yeux du Conseil d’Etat et du parlement, tout comme à ceux d’une presse aux ordres, ne sembleraient pas représenter un effort… 
Si c’en est pas un, c’est quoi alors, juste du fun ?

Ayant appris quelques notions dans une école qui, quoi qu’on en dise, sert toujours à quelque chose, la règle de trois nous l’appliquons. Et nous nous rendons compte du fait que

130 millions : 45 x 55 = 158,88 millions.

C’est ainsi un effort de presque 159 millions de francs par an qui est demandé au personnel de l’Etat.
Au lecteur le loisir de refaire l’exercice en divisant les six milliards par 45 avant de multiplier le résultat par 55 pour mesurer l’ampleur de l’effort demandé au personnel sur quarante ans.

C’est même plus simple à faire qu’à dire…

09:12 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)

07/02/2013

Citation hors contexte

Monsieur le rédacteur en chef,

Cité hors contexte à des fins polémiques par votre éditorial de ce jour, je tiens à préciser qu’en aucun cas le privilège qu’ont la plupart des « fonctionnaires » d’accomplir des tâches d’utilité publique, ne peut justifier qu’on leur impose des sacrifices à hauteur de 159 millions de francs par an pendant quarante ans pour renflouer la nouvelle caisse de retraite et, en fin de compte, renflouer les banques et les compagnies d’assurance qui gèreront les avoirs de la nouvelle caisse, si jamais celle-ci voyait le jour..

Quant à la conclusion de votre éditorial selon laquelle la seule issue en cas de refus populaire le 3 mars serait «l’explosion du système» elle laisse songeur aussi bien par sa pauvreté argumentative que par les limites qu’elle impose au droit du peuple de se prononcer.

Paolo Gilardi