« Economie de guerre » vs pandémie… (29/01/2021)

Ni médecin, ni pharmacien et encore moins chercheur en virologie, je ne puis que faire confiance.

Or, il apparaît que au moins deux vaccins, celui de Pfizer et celui de Moderna, seraient passablement efficaces pour contribuer à endiguer d’abord et à vaincre ensuite le méchant petit virus qui nous empoisonne la vie depuis un an. Sauf que…

Sauf que, les centres de production de ces deux vaccins n’arriveraient pas à tenir les cadences pour satisfaire les commandes de centaines de millions de doses déjà passées par les Etats avec, comme conséquence des retards dans les programmes de vaccination.

A Genève, des centres de vaccination devraient mettre la clé sous la porte la semaine prochaine déjà, faute du précieux liquide à injecter, laissant dans l’attente un nombre important de personnes dites « à risque ». Et personne n’est en mesure d’assurer que celles et ceux qui ont déjà reçu leur première dose pourront recevoir la deuxième, celle qui assure l’efficacité maximale, dans les temps.

Ainsi, on a le vaccin, il est efficace, mais on continue de devoir rester cloîtrés chez nous, à ne plus avoir de lieux de vie sociale, à subir pour beaucoup de conséquentes réductions de salaire, car les centres de production n’arrivent pas à suivre.

La situation est hallucinante. Elle l’est d’autant plus que, notamment dans un pays comme la Suisse, les capacités de production de l’industrie pharmaceutique sont énormes.

Dès lors, au nom de l’intérêt général, de la santé de la population, du retour à des formes décentes de vie en société, n'y aurait-il pas lieu que les capacités productives disponibles soient mises à contribution ? Que la formule -le secret de fabrication- des deux vaccins qui ont l’air d’être efficaces, soit rendue publique pour, grâce aux compétences industrielles qui existent, rendre possible et réalisable un plan de vaccination aussi rapide et étendu que nécessaire ?

S’il est une, une seule, comparaison que l’on peut faire entre la lutte contre le COVID et une guerre, elle réside justement à ce niveau.

Durant la deuxième guerre mondiale, entre autres avec le plan Wahlen, on avait reconverti une partie de l’économie du pays en économie de guerre, pour faire front.

N’y aurait-il pas lieu aujourd’hui de reconvertir une partie des compétences industrielles en économie de guerre contre le virus ? 

Ce qui impliquerait, of course, une incursion dans le régime de propriété privée des brevets et de la sacro-sainte liberté d’entreprendre. Pour le bien de toutes et tous…

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