Insoumis, toujours! - Page 4

  • Larmes de crocodile...

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    ... que celles que versent aujourd'hui les patrons à l'idée de la suppression des forfaits fiscaux.

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  • Mais pour qui roulent les gratte papiers de la RSR?

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    Y a des jours où écouter la radio, la RSR, donnerait presque envie d'aller y mettre le feu...

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  • Question d'émoluments...

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    Dans le cadre de la préparation de la manifestation de ce samedi contre les Accords de libre échange (14h30, zone piétonne du Mont Blanc), les TPG ont fait savoir que le simple fait qu'un de leurs responsable se soit déplacé pour concocter le parcours avec la police sera désormais facturé comme une prestation à la charge des organisateurs. Et que toute perturbation du réseau sera également facturée.

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  • Faut se lever tôt...

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    Depuis la rentrée scolaire, la direction de l'école où je travaille innove... Plus questions désormais pour les élèves de traîner dans les couloirs durant la récré. "Tous dehors!"
    Sauf que...

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  • Palestine : mais qui c'est qui doit se défendre?

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    De Barack Obama à Didier Burkhalter, ils y sont tous allés du même couplet en réaffirmant, malgré les images insoutenables dont les télés nous abreuvent depuis plus d’un mois, le «droit d’Israël de se défendre».

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  • Des «concessions de chacun» ? Mais de quoi parle-t-on ?

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    Dans un éditorial paru dans Le Courrier du 6 août, sa co-rédactrice en chef, Christiane Pasteur écrit que «la seule solution garantissant l’avenir d’Israël et de l’entité palestinienne réside dans un plan de paix impliquant des concessions de chacun». Mais de quelles concessions parle-t-on?

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  • Hitzfeld: Santo subito?

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    La béatification immédiate. C'est ce que revendiquaient les militants intégristes le jour des funérailles de Karol Woytila, pape plus connu sous son pseudo de Jean Paul II. 
    C'est ce que semble revendiquer ce soir la rédaction sportive de la TSR à propos de Monsieur Hitzfeld: béatifions-le!
    C'est vrai que, au lendemain de l'annonce par D Nata de la rupture unilatérale du Contrat collectif de travail pour pouvoir baisser les salaires, la célébration de l'entraîneur le mieux payé du monde est fondamentale...

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  • Rocco et ses frères

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    C'est de toute évidence pour me protéger que quatre des six flics qui m'avaient empêché de distribuer L'anticapitaliste à l'entrée de la Fan zone il y a quinze jours m'ont tenu compagnie ce soir. Emmenés par le dénommé Rocco (1,68 m pour environ 120 kg, cervelle comprise), il m'ont entouré passivement pour m'empêcher de diffuser le journal.C'était toujours à l'entrée de la Fan zone...

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  • Genève : programme de législature : Un casse à 600 millions… par an !

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    Présenté la semaine passée par un Conseil d’Etat en rangs serrés, le programme de législature du gouvernement genevois prétend dans son titre, «annoncer la couleur». En fait, c’est plutôt de la douleur, voire des douleurs, qu’il nous promet. Décrié par la presse comme une simple déclaration d’intentions sans projets exacts, il constitue un vrai programme de pillage des ressources publiques au profit des nantis, un casse à six cent millions par an!

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  • Contravention et interdiction de fan's zone

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    Pour peu que les suggestions de la police soient suivies, je serai dès ce soir interdit de fan's zone. Autrement dit, je ne pourrai pas aller voir les matches sur l'esplanade des Vernets dès ce soir et jusqu'au 13 juillet! Et je serai amendé.

    Mais qu'ai-je encore fait?

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  • Au commencement était le jeu de ballon

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    Au commencement était le football, le jeu de ballon inventé par quelques riches british. Très vite, les classes populaires se le sont appropriées. Et ont mis sur pied leurs équipes, au nom souvent banal, celui du quartier, de la ville, voire de l’usine, et qui ont disputé tout aussi vite la suprématie aux équipes de la bonne société aux patronymes empruntés au latin, à la langue anglaise, aux sociétés d’étudiants…

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  • Au théâtre ce soir

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    Avec une Doris Ittig qui joue juste du début à la fin et une Claude Inga fidèle à elle même malgré quelques exercices de style un brin longuets -mais excellentissime l'accent jurassien- Laverie Paradis vous fait passer une heure et demie de plaisir. Une parabole peut-être, mais comme le dit Bernadette (D. Ittig), "on a de la chance, on est câblé"... Au Théâtre Saint-Gervais, jusqu'au 14 juin...

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  • C’est qui qui commande ? La présidente du DIP ou ses hauts fonctionnaires ?

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    Vous souvenez-vous des déclarations dans la presse de Mme Emery-Torracinta, présidente du DIP?

     

    Tout en annonçant des années à venir difficiles, elle se réjouissait d’avoir obtenu de la part de la commission des finances du Grand Conseil une rallonge budgétaire permettant d’envisager «de manière sereine  la prochaine rentrée scolaire». Elle s’en est d’ailleurs réjouie par un courrier personnel à tou.te.s les salarié.e.s du DIP. Cette rallonge aurait dû permettre notamment d’éviter la fermeture de classes, les suppressions de postes et empêcher la constitution de classes « bourrées », avec des effectifs maximum.

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  • Turbulences : Dans le ciel et juste dessous…

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    Qu’y a-t-il de commun entre celui, projeté, de Notre-Dame-des-Landes, celui de Cointrin et le Léonard-de-Vinci de Rome-Fiumicino, mis à part qu’il s’agit d’aéroports? A des titres divers, leurs destinées sont étroitement liées à l’immense réorganisation en cours du marché de l’aviation. Leurs destinées, mais aussi celles des salarié.e.s du secteur -57 millions d’emplois à travers le monde-, celles des populations riveraines des aéroports et celles de l’air que nous respirons.

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  • Gripen: N’est pas Villiger qui veut…

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    Il y a plus de vingt ans, six semaines seulement avant le vote sur l’achat de 33 FA-18, 66% des sondés avaient dit leur détermination à refuser cette dépense de quelques trois milliards de francs.

    Six semaines plus tard, plus de 54% des votants approuvaient l’achat des 33 frelons. Entre deux, l’alors conseiller fédéral en charge de la défense, Kaspar Villiger, et son spin-doctor, l’ancien maoïste Daniel Eckmann, avaient passé par là. Et avaient réussi à transformer un vote sur l’achat de nouveaux avions de combat en un vote sur l’existence même de l’armée. Et, pour ce faire, ils avaient réussi l’exploit de mobiliser sur la place fédérale, à Berne, des dizaines de milliers de partisans de l’armée, sociétés de tir et autres amicales patriotiques confondues.

    A l’appui de la mobilisation d’alors, l’exacerbation des conflits dans l’ancien espace yougoslave qui avait donné à l’alors commandant des forces aériennes, le major Carrel, l’opportunité d’expliquer que, si des réfugiés yougoslaves venaient à attaquer la Migros dans le Sud des Grisons, on finirait par regretter de ne pas avoir acheté des avions de combat.

    Ces dernières semaines, ce sont les mêmes leit-motifs -la situation en Ukraine, la crainte de l’avenir- qui ont été appelés à la rescousse à l’appui de l’achat du Gripen. Sans pour autant remporter –mais on n’en a pas été loin- le succès de 1993.

    Certes, s’inspirant de son prédécesseur d’il y a vingt ans, le chef de meute de l’UDC, Ueli Maurer, a  voulu faire porter le débat sur l’existence même d’une armée. Et il n’a pas été loin de gagner dans la mesure où, depuis trois semaines, le taux d’acceptation des Gripen était de plus en plus important. En d’autres termes, n’est pas Kaspar Villiger qui veut…

    Evidemment, la campagne des adversaires donnait raison à Monsieur Maurer dans la mesure où, des Verts au PS, personne ne remettait en cause non seulement le principe de la défense armée et de son coût –au bas mot, 13 millions de francs par jour, sans compter les coûts induits de la dite défense nationale-, mais également la nécessité de moderniser la flotte aérienne de l’armée.

    C’est en ce sens que la campagne de Maurer a été une presque victoire dans la mesure où, alors qu’il y a deux semaines, les sondages créditaient les Gripen d’un taux d’acceptation de moins de 42%, l’issue du vote a été bien moins tranchée.

    Globalement, il faut prendre acte que, en ce sens, l’approche des militaristes et de la droite en a pris ce soir pour son grade. Autrement dit, pour une fois, la majorité du corps électoral, malgré les ambivalences des opposants, ne s’est pas fait rouler dans la farine. Et elle a clairement dit que, à l’heure des coupes budgétaires et de l’élévation de l’âge de l’AVS, il est exclu de dépenser un million de francs par jour pour acheter des avions, un million qui vient s’ajouter aux treize millions que coûte déjà l’armée aujourd’hui.

    Et c’est pourquoi, il ne faudra pas déserter le terrain de la réaffectation des 300 millions annuels prévus pour le Gripen : en aucun cas ils n’appartiennent à l’armée. Mais, pour qu’ils soient attribués à l‘AVS, à l’AI ou aux bourses d’études, il faudra construire un mouvement social large. Qui ne se contente pas de dire que « des avions, oui, mais pas maintenant », mais qui refuse sans concession aucune, les dépenses militaires.

    Le vote de ce jour prouve que c’est possible. Et que le chef de meute de l’UDC doit s’en aller.

     

     

    Paolo Gilardi

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  • Gripen: N’est pas Villiger qui veut…

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    Il y a plus de vingt ans, six semaines seulement avant le vote sur l’achat de 33 FA-18, 66% des sondés avaient dit leur détermination à refuser cette dépense de quelques trois milliards de francs.

    Six semaines plus tard, plus de 54% des votants approuvaient l’achat des 33 frelons. Entre deux, l’alors conseiller fédéral en charge de la défense, Kaspar Villiger, et son spin-doctor, l’ancien maoïste Daniel Eckmann, avaient passé par là. Et avaient réussi à transformer un vote sur l’achat de nouveaux avions de combat en un vote sur l’existence même de l’armée. Et, pour ce faire, ils avaient réussi l’exploit de mobiliser sur la place fédérale, à Berne, des dizaines de milliers de partisans de l’armée, sociétés de tir et autres amicales patriotiques confondues.

    A l’appui de la mobilisation d’alors, l’exacerbation des conflits dans l’ancien espace yougoslave qui avait donné à l’alors commandant des forces aériennes, le major Carrel, l’opportunité d’expliquer que, si des réfugiés yougoslaves venaient à attaquer la Migros dans le Sud des Grisons, on finirait par regretter de ne pas avoir acheté des avions de combat.

    Ces dernières semaines, ce sont les mêmes leit-motifs -la situation en Ukraine, la crainte de l’avenir- qui ont été appelés à la rescousse à l’appui de l’achat du Gripen. Sans pour autant remporter –mais on n’en a pas été loin- le succès de 1993.

    Certes, s’inspirant de son prédécesseur d’il y a vingt ans, le chef de meute de l’UDC, Ueli Maurer, a  voulu faire porter le débat sur l’existence même d’une armée. Et il n’a pas été loin de gagner dans la mesure où, depuis trois semaines, le taux d’acceptation des Gripen était de plus en plus important. En d’autres termes, n’est pas Kaspar Villiger qui veut…

    Evidemment, la campagne des adversaires donnait raison à Monsieur Maurer dans la mesure où, des Verts au PS, personne ne remettait en cause non seulement le principe de la défense armée et de son coût –au bas mot, 13 millions de francs par jour, sans compter les coûts induits de la dite défense nationale-, mais également la nécessité de moderniser la flotte aérienne de l’armée.

    C’est en ce sens que la campagne de Maurer a été une presque victoire dans la mesure où, alors qu’il y a deux semaines, les sondages créditaient les Gripen d’un taux d’acceptation de moins de 42%, l’issue du vote a été bien moins tranchée.

    Globalement, il faut prendre acte que, en ce sens, l’approche des militaristes et de la droite en a pris ce soir pour son grade. Autrement dit, pour une fois, la majorité du corps électoral, malgré les ambivalences des opposants, ne s’est pas fait rouler dans la farine. Et elle a clairement dit que, à l’heure des coupes budgétaires et de l’élévation de l’âge de l’AVS, il est exclu de dépenser un million de francs par jour pour acheter des avions, un million qui vient s’ajouter aux treize millions que coûte déjà l’armée aujourd’hui.

    Et c’est pourquoi, il ne faudra pas déserter le terrain de la réaffectation des 300 millions annuels prévus pour le Gripen : en aucun cas ils n’appartiennent à l’armée. Mais, pour qu’ils soient attribués à l‘AVS, à l’AI ou aux bourses d’études, il faudra construire un mouvement social large. Qui ne se contente pas de dire que « des avions, oui, mais pas maintenant », mais qui refuse sans concession aucune, les dépenses militaires.

    Le vote de ce jour prouve que c’est possible. Et que le chef de meute de l’UDC doit s’en aller.

     

     

    Paolo Gilardi

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  • Gripen: N’est pas Villiger qui veut…

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    Il y a plus de vingt ans, six semaines seulement avant le vote sur l’achat de 33 FA-18, 66% des sondés avaient dit leur détermination à refuser cette dépense de quelques trois milliards de francs.

    Six semaines plus tard, plus de 54% des votants approuvaient l’achat des 33 frelons. Entre deux, l’alors conseiller fédéral en charge de la défense, Kaspar Villiger, et son spin-doctor, l’ancien maoïste Daniel Eckmann, avaient passé par là. Et avaient réussi à transformer un vote sur l’achat de nouveaux avions de combat en un vote sur l’existence même de l’armée. Et, pour ce faire, ils avaient réussi l’exploit de mobiliser sur la place fédérale, à Berne, des dizaines de milliers de partisans de l’armée, sociétés de tir et autres amicales patriotiques confondues.

    A l’appui de la mobilisation d’alors, l’exacerbation des conflits dans l’ancien espace yougoslave qui avait donné à l’alors commandant des forces aériennes, le major Carrel, l’opportunité d’expliquer que, si des réfugiés yougoslaves venaient à attaquer la Migros dans le Sud des Grisons, on finirait par regretter de ne pas avoir acheté des avions de combat.

    Ces dernières semaines, ce sont les mêmes leit-motifs -la situation en Ukraine, la crainte de l’avenir- qui ont été appelés à la rescousse à l’appui de l’achat du Gripen. Sans pour autant remporter –mais on n’en a pas été loin- le succès de 1993.

    Certes, s’inspirant de son prédécesseur d’il y a vingt ans, le chef de meute de l’UDC, Ueli Maurer, a  voulu faire porter le débat sur l’existence même d’une armée. Et il n’a pas été loin de gagner dans la mesure où, depuis trois semaines, le taux d’acceptation des Gripen était de plus en plus important. En d’autres termes, n’est pas Kaspar Villiger qui veut…

    Evidemment, la campagne des adversaires donnait raison à Monsieur Maurer dans la mesure où, des Verts au PS, personne ne remettait en cause non seulement le principe de la défense armée et de son coût –au bas mot, 13 millions de francs par jour, sans compter les coûts induits de la dite défense nationale-, mais également la nécessité de moderniser la flotte aérienne de l’armée.

    C’est en ce sens que la campagne de Maurer a été une presque victoire dans la mesure où, alors qu’il y a deux semaines, les sondages créditaient les Gripen d’un taux d’acceptation de moins de 42%, l’issue du vote a été bien moins tranchée.

    Globalement, il faut prendre acte que, en ce sens, l’approche des militaristes et de la droite en a pris ce soir pour son grade. Autrement dit, pour une fois, la majorité du corps électoral, malgré les ambivalences des opposants, ne s’est pas fait rouler dans la farine. Et elle a clairement dit que, à l’heure des coupes budgétaires et de l’élévation de l’âge de l’AVS, il est exclu de dépenser un million de francs par jour pour acheter des avions, un million qui vient s’ajouter aux treize millions que coûte déjà l’armée aujourd’hui.

    Et c’est pourquoi, il ne faudra pas déserter le terrain de la réaffectation des 300 millions annuels prévus pour le Gripen : en aucun cas ils n’appartiennent à l’armée. Mais, pour qu’ils soient attribués à l‘AVS, à l’AI ou aux bourses d’études, il faudra construire un mouvement social large. Qui ne se contente pas de dire que « des avions, oui, mais pas maintenant », mais qui refuse sans concession aucune, les dépenses militaires.

    Le vote de ce jour prouve que c’est possible. Et que le chef de meute de l’UDC doit s’en aller.

     

     

    Paolo Gilardi

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  • Revoilà le 1er Mai!

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    Revoilà le 1er Mai. Avec ses défilés à la fréquentation «en tous les cas pas inférieure à celle des années passées», ses banderoles, ses slogans, ses fanfares, ses sardines grillées et autres raclettes…

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  • Ordre moral: Porno-Lehrer ?

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    Elle est kafkaïenne l’histoire de Daniel Saladin, enseignant dans un lycée zurichois, arrêté en 2009 et exclu de l’enseignement pour avoir traité en classe dans le cadre de son cours de littérature allemande de la pièce de Frank Wedekind, L’éveil du printemps, parue en 1891 et de deux autres ouvrages qu’une dénonciatrice anonyme qualifiait de «lecture pornographique».

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  • Merci Pierre Bayenet

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    Avec 34% des voix lors l’élection du procureur général, il aura fait plus que de la figuration. Et contrairement aux prévisions des Cassandres socialistes et écologistes, Pierre Bayenet n’aura pas provoqué un plébiscite en faveur d’Olivier Jornot. Loin de là!

    De plus, il a également réussi à faire vivre un comité de soutien qui a débordé largement les frontières organisationnelles de la coalition Ensemble à gauche dont il était le candidat.

    Au soir du vote, c’est en termes de victoire qu’il s’est exprimé. Car, au-delà du strict résultat comptable, c’est bien de victoire qu’il faut parler. En effet, après deux mois de campagne, ce que le seul candidat Bayenet prétendait fin janvier est peu à peu devenu une réalité largement admise.

    Une victoire politique

    Il en est ainsi en ce qui concerne l’incarcération systématique d’étrangers en situation illégale. Alors qu’en début de campagne l’actuel procureur général refusait d’admettre que des dizaines de personnes croupissent à Champ Dollon pour le simple fait de ne pas être porteuses de papiers en règle, il a été forcé de reconnaître, et avec lui la presse toute entière, qu’il s’agit bel et bien d’une réalité.

    Au même titre, c’est la campagne du candidat Bayenet qui a permis de dénoncer les libertés d’interprétation que l’actuel procureur général s’accorde en matière de droits humains. Prétendre comme il n’a cessé de le faire, que «l’insécurité dans les prisons est moins inquiétante que l’insécurité à l’extérieur» au moment où le Tribunal fédéral dénonce des «traitements inhumains et dégradants» à Champ Dollon, c’est particulièrement dangereux. Cela suppose une universalité toute relative des droits humains: les personnes embastillées les mériteraient-elles moins que celles et ceux qui sont dehors?

    En vertu d’un supposé climat «propice au tout sécuritaire» rares étaient les dénonciations de telles pratiques. Grâce à la campagne de Bayenet et de son comité de soutien, le principe d’universalité des droits a refait surface au point que certains chroniqueurs ont fini par critiquer les pratiques d’un Olivier Jornot promu par la Tribune de Genève au grade de «Général procureur».

    Et c’est toujours grâce à la campagne de Pierre Bayenet que le «principal mérite» de Jornot qui était, selon la presse de début février, la réorganisation du ministère public, se transforme, deux mois plus tard, en une «restructuration difficile qui connaît des à-coups, notamment en matière de gestion du personnel». Difficile en effet de contester le nombre élevé de cas de burnout dans les services de Jornot que Bayenet a dénoncés…

    Le peuple a bon dos

    C’est au nom d’un supposé «climat général propice aux solutions musclées» que les directions des Verts et des Socialistes ont refusé de soutenir Pierre Bayenet. Au final, force est de constater que ce climat n’est pas si général et qu’il l’est encore moins dans les quartiers populaires. Les Pâquis -plus de 55% en faveur de Bayenet- sont, à ce titre, édifiants.

    Erigé en laboratoire des politiques sécuritaires de Jornot et de son compère radicalement libéral Pierre Maudet, le quartier leur inflige un cinglant désaveu en rejetant le «tout sécuritaire» censé «pacifier les Pâquis» et, surtout, avoir conquis les classes populaires. Et ce vote n’est pas seul, puisque tous les arrondissements populaires de Genève, sans exception, ont voté pour Bayenet. La situation est par contre différente dans les communes suburbaines, notamment à Vernier, où le MCG a depuis longtemps labouré le terrain déserté par la gauche.

    Ce sont des considérations qui devraient convaincre celles et ceux qui, sans les arrière-pensées hypocrites des appareils politiques, craignent que l’actuel contexte n’autorise pas d’audaces. Le succès de Pierre Bayenet démontre le contraire. Sans cette campagne, le procureur général et sa politique auraient été confirmés tacitement, privant de droit de cité toute conception discordante.

    Et la suite? Tout de suite

    Des couches nouvelles, extérieures aux appareils de parti, se sont engagées dans cette campagne contre la politique du procureur général. Il ne faut pas qu’elles se dispersent en attendant la prochaine élection, dans six ans. Dès aujourd’hui, c’est une unité large qui conteste au quotidien la politique du général procureur qui est nécessaire.

     

    C’est la suite logique des espoirs suscités par Pierre Bayenet.

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